Rapports et Publications

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Kome 5'C'4.jpg

RAPPORT TRIMESTRIEL

3ème Trimestre 2003: 

   Juillet - Septembre

 

 

 

 

INTRODUCTION

          Le troisième trimestre de l’année 2003 a été marqué  par des activités tel le déménagement dans les locaux construits au collège par la banque mondiale sur  le crédit  GEEP ; il y a eu la révision du  décret N°168/PR/2001 portant Organisation, Fonctionnement et Conditions du CCSRP par un nouveau décret N°240/PR/MEF/03. Ce transfert a été suivi par le recrutement du personnel technique.

          Au niveau de rencontres et réunions, suite au vote de la loi de finances rectificative, le Collège a une fois encore  tenue une réunion entre  les DG des Ministères prioritaires, ainsi que les responsables de la direction du contrôle financier et de l’engagement du  MEF pour faire le point sur l’état  d’exécution du bonus. Le collège a participé aux conférences budgétaires pour ce qui concerne le budget des secteurs prioritaires  comme stipulé dans le décret 240.

1.   ACTIVITES DU COLLEGE

            Le 1er juillet 2003, un nouveau décret relatif à l’organisation et le fonctionnement du Collège fut signé, ce nouveau cadre légal renforce les prérogatives de l’institution de manière significative. En effet, il définit clairement le rôle et la contribution du Collège à chacune des étapes de la préparation et de l’exécution du budget. Ainsi, le Collège siège en tant que membre à part entière de la Commission Budgétaire et reçoit les avant-projets des Ministères techniques. Il reçoit le premier projet de budget de la Direction Générale du Budget dix jours avant sa transmission au Conseil des Ministres. La version approuvée par le Conseil est également soumise au Collège pour information.

              Le rôle du Collège est renforcé au niveau du contrôle de l’exécution du budget notamment par l’envois des documents (de manière concomitante) relatifs aux passations de marché des départements prioritaires (PV de dépouillement, le rapport de la sous-commission technique, le PV d’attribution). Le Collège, en aval, aura cinq jours pour contresigner les avis de décaissement et en cas de désaccord, le dossier est transmis pour arbitrage final à la chambre des comptes de la  Cour Suprême.   

              En plus du décret 240, il convient de souligner la signature de deux autres décrets  concernant la gestion des ressources pétrolières. Il s’agit des décrets 238/PR/MEF/03, portant mise en place du mécanisme de stérilisation des revenus pétroliers provenant de l’exploitation des trois champs de Kome, Miandoum et Bolobo et le  239/PR/MEF/03, portant mise en place du mécanisme de stabilisation des dépenses financées au moyen des revenus pétroliers. Ces deux décrets définissent clairement le processus d’enregistrement des recettes dans le compte offshore et les différentes étapes suivant le rapatriement des recettes jusqu'à leur dépôt dans un Compte Spécial du Trésor domicilié à une banque commerciale et à partir duquel les règlements des dépenses budgétaires se feront (voir Annexe 3 pour un résumé de ce dispositif). Le Collège recevra régulièrement les relevés de tous les comptes bancaires mentionnés dans les deux décrets Le Collège suivra donc l’ensemble du processus, du dépôt des recettes dans le compte offshore jusqu’au règlement final des dépenses.

2.         Les différentes  étapes de contrôle du Collège

Le Collège intervient très en amont, dès l’instant où les recettes sont versées dans les comptes de l’Etat et en aval jusqu’au moment où ces recettes sont soit utilisées dans le cadre du budget soit épargnées dans le compte des générations futures ou dans un compte de stérilisation ou de stabilisation.

Au niveau du versement des recettes, le Collège s’assure que le volume de pétrole produit, le prix du baril et le taux de change utilisé tels que déclaré par le Consortium sont conformes  ceux décrits dans les termes du contrat. Le Collège s’assure de leur exactitude soit en recoupant ces informations par d’autres sources au niveau international soit en initiant un audit ponctuel sur ces éléments.

Pour comprendre le second niveau de contrôle, il faut définir le mécanisme de rapatriement des recettes pétrolières. Le consortium dépose les recettes au titre des redevances et des dividendes dans un compte offshore. Le service de la dette vis-à-vis des bailleurs du projet est alors assuré que 10% pour cent des redevances et des dividendes sont transférés dans le compte du FGF (Fonds pour Générations Futures). L’intégralité de ce qui reste est rapatriée au Tchad à travers la BEAC.

Il revient à la BEAC d’effectuer la répartition des fonds exactement comme définis dans la loi 001/PR/99 de la manière suivante:

5% des redevances sont versés à un compte domicilié à la BEAC appelé Compte de la région productrice.

15 % sont versés dans le compte courant du Trésor pour le fonctionnement et les investissements de l’état jusqu’en 2007  les 15% seront allouées aux secteurs prioritaires.

Le solde est versé sur un compte à la BEAC appelé Compte de stabilisation. C’est à partir de ce compte que des transferts sont effectués, sur ordre de l’ordonnateur du budget général (le Ministre de l’Economie et des Finances), chaque trimestre pour alimenter le Compte Spécial du Trésor. Le règlement des dépenses budgétaires se fait à partir du Compte Spécial du Trésor qui sera domicilié dans une banque commerciale à N’Djamena.

Tous ces comptes bancaires sont sous le contrôle du Collège. En effet, il reçoit les relevés de tous les comptes mentionnés ici et donc il suit les mouvements.

Le troisième niveau de contrôle du Collège se situe au moment de la préparation du budget, à laquelle il y participe pleinement.

La première étape de la préparation du budget est constituée par la lettre de cadrage du Premier Ministre. Le Collège est destinataire de ce document en même temps que les Ministères. Il s’assure de la cohérence des recettes pétrolières avec le niveau préalablement déterminé et prend acte des grandes orientations de la politique budgétaire, des plafonds des secteurs prioritaires et de toute nouvelle directive donnée par le Premier Ministre. Le Collège suit régulièrement les mises à jour des projections de revenus pétroliers du Ministère de l’Economie et des Finances.

Ensuite, le Collège reçoit les avant-projets des propositions budgétaires des secteurs prioritaires. Il participe aux conférences budgétaires concernant ces Ministères et reçoit copie de l’avant-projet du budget tel qu’arrêté par la Direction Générale du Budget avant sa transmission au Conseil des Ministres. Le Collège s’assure que  les dépenses financées sur recettes pétrolières sont séparées du reste des autres dépenses de l’Etat et, que les dépenses allouées sont conformes à la stratégie de réduction de la pauvreté telle qu’élaborée à cet effet. En cas d’incohérence, le Collège informe par des observations qu’il transmet avant l’adoption au gouvernement ; Le Collège reçoit le projet de budget dès son approbation par le Conseil des Ministres afin de s’informer des changements éventuels. Il est ensuite envoyé à l’assemblée nationale avec les observations du collège.

Le quatrième niveau de contrôle du Collège se situe à l’étape de l’exécution du budget. Le Collège s’assure du fonctionnement correct des procédures de passation et d’exécution des marchés publics, notamment que les appels d’offre soient ouverts et que le dépouillement et l’attribution se passent dans les conditions de transparence absolue. A cet effet, le Collège reçoit les rapports de la sous-commission technique concernant l’évaluation des offres et celui de la Commission d’Appel à la Concurrence sur l’attribution des marchés. Il s’assure que les règles en vigueur ont toutes été respectées. 

Le marché s’exécute et le Collège suit son déroulement. Le Président du Collège contre-signe les avis de mise en règlement. Il peut avoir recours à un audit pour vérifier que l’exécution d’un marché s’est fait conformément au cahier des charges. En cas de problème, il refuse de contre-signer et s’il y a désaccord avec le Ministère des Finances ,soumets le différents à  l’arbitrage de la chambre des comptes de  la Cour Suprême.

            S’agissant du Fonds pour  Générations Futures, le Collège est représenté au Comité d’Investissement devant élaborer sa stratégie et suivre sa gestion qui sera faite  par une société d’investissement internationale. Le Comite d’Investissement, présidé par le Premier Ministre est composé du Ministre de l’Economie et des Finances et de celui du Plan, du Directeur National de la BEAC et d’un autre membre du Collège. 

3.         Installation et Recrutement du  personnel

Le deuxième évènement  au cours du présent trimestre, c’est l’aménagement du Collège dans ses locaux  le 9 juillet 03. Ce transfert est un véritable soulagement d’une part parce qu’il donne un sens de permanence et de stabilité à l’institution et d’autre part, parce que les locaux loués étaient bien trop exigus pour permettre au Collège de travailler dans de bonnes conditions. 

Ce transfert a permis à l’institution de procéder au recrutement de ses cadres techniques. Un avis de recrutement fut lancé dans les  journaux de la place pour deux postes, notamment ,celui de Spécialiste de Marchés publics et  d’un gestionnaire Comptable. Un total de 41 candidats ont fait acte de candidature, dont 26 pour le poste de Comptable et 19 pour celui de Spécialiste de Marchés publics. Un premier tri fut réalisé sur la base des dossiers à la suite duquel neuf candidats furent retenus pour une entrevue avec un panel constitue de six membres, dont les membres du bureau, le Conseiller du Collège et deux représentants, respectivement, de la Cellule Economique et de la Banque Mondiale.

Les membres du Collège ont décidé de recruter pour un troisième poste non des moindres pour le suivi des  procédures budgétaires.  Par ailleurs, le ministère des finances en accord avec la banque mondiale ont recruté un certain nombre d’économistes dont deux ont été mis à la disposition du  Collège . 

11.       Situation de l’Exécution du  reliquat du bonus

Dès la mise en place de la loi de finances rectificative, le Collège a  convoqué une réunion  de travail pour faire le point sur le reliquat du bonus . Cette session plénière, tenue le 5 août 2003, fut suivie par des séances de travail avec chacun des responsables des  départements.

Il s’avère que la situation relative à l’exécution du bonus est toujours confuse, des dossiers devant être financés par le bonus ont été en fait sur le fonds  l’IPPTE et vice-versa.  Le Collège après ces différentes rencontres, a diligenté une mission dans les différents Ministères et qui  a  donné  le résultats  suivant:

(1) Travaux Publics (TP)

La dotation initiale, de 1.407 milliards de FCFA, était ventilée de la manière suivante : 1.278.195.665 FCFA pour des travaux d’entretien sur l’axe Pala - Kelo - Lere, 42.560.584 FCFA pour le contrôle de ces travaux. Les TP étaient le seul département pour lequel un premier règlement (235 millions de FCFA) a été effectué (en dehors des 100 millions de FCFA débloqué pour le Collège). Or, par la suite, il semblerait que les liquidations subséquentes du premier marché ont été réglées sur le bonus sans l’approbation du Collège. Le Collège cherche à vérifier cette information au moment de la préparation de ce rapport.

 Les TP se proposent maintenant de financer les travaux d’entretien Abéché - Adre - Frontière Soudan pour un montant de 998.779.292 FCFA et le contrôle de ces travaux pour 25.840.000 FCFA. Il est également proposé l’achat de 20 motos pour les délégations provinciales pour un montant de 50.000.000 FCFA et trois véhicules pour le reliquat. Le Collège n’a pas encore donné son accord pour ces derniers. Toute la ventilation proposée sera revue s’il s’avère que les travaux Pala-Kelo-Lere ont été effectivement réglés sur le bonus. En dehors du non-respect des règles que cela entraîne et que le Collège entend dénoncer dès sa confirmation, les TP n’auront finalement qu’un reliquat de 86.243.751 au cas ou les informations s’avéreraient se vérifient. 

(2) ONASA ( office national pour la sécurité alimentaire )

La dotation initiale est de 1 milliard de FCFA. 15 marches ont été attribués correspondant aux différents lots (3 pour les produits de traitement et douze pour les céréales reparties en divers endroits du territoire national). Certains de ces marchés sont dans le circuit de signatures, d’autres sont restés bloqués au MEF. L’ONASA reconnaît que la procédure d’appel d’offre a donne lieu a des surenchères  comme le Collège l’avait souligné.

L’ONASA a proposé au Collège l’annulation pure et simple des tous les marchés et la mise en place d’une nouvelle procédure d’achat de céréales, en tenant compte de la période des récoltes dans les différents zones où il y a  surproduction. Il a été demandé à l’ONASA de soumettre les éléments explicatifs de cette procédure et d’examiner les pénalités éventuelles d’annulation de tous ces marchés. 

(3) Action Sociale

La dotation initiale est de 404 millions de FCFA ventilée en deux lignes budgétaires, notamment, l’achat d’équipement  pour les centres sociaux (200 millions) et la construction de deux centres à Doba et à Bahaï.

Concernant les équipements, 7 lots ont fait l’objet d’un appel d’offre, dont 3 ont été approuvés et pour lesquels 2 lots ont été livrés. Le Collège a demandé au Ministère les endroits précis ou ces équipement seront affectés et se réserve le droit de procéder à un contrôle sur le terrain. Ces dépenses ne sont pas encore réglées, un virement étant nécessaire pour que les dotations budgétaires soient positionnées sur la bonne ligne budgétaire afin de pouvoir être engagées. 

S’agissant des constructions, le Collège a demandé un plan type de centre social qui comprendrait également un jardin d’enfant avant tout lancement d’appel d’offre. Ces plans peuvent être alors adoptés pour l’ensemble du territoire national et leur coût déterminé avec plus de précision. 

(4) Hydraulique

La dotation initiale était de 1,2 milliards pour le financement de 8 projets (voir détail dans le rapport annuel 2002 du Collège). L’état d’avancement de ces projets peut se résumer de la manière suivante :

(i) Construction et adduction d’eau potable à Aboudeia

L’avance de démarrage, d’un montant de 143.408.095 FCFA a été soumise au Trésor qui a demandé son enregistrement aux Domaines avant le règlement.

(ii) Construction et adduction d’eau potable à Doum Doum

(iii) Réalisation de 12 Forages de reconnaissance à Ennedi

Ce marché, d’un montant de 149.550.000 FCFA est dans le circuit de signature

(iv) Réalisation de 5 puits dans le Kanem / Borkou

Ce marché, d’un montant de 173.030.000 FCFA, serait mis dans le circuit de signatures .

(v) Réhabilitation de 10 pompes manuelles à Yamodo (Gore)

Ce marché, d’un montant de 26.960.000 FCFA, a été approuvé le 16 juin 2003.  Cependant, le Ministère de l’Environnement a exprimé des réserves sur le bénéficiaire et envisage une demande d’annulation.

(vi) Aménagement d’un barrage à Kari Yari

Ce projet n’a toujours pas connu d’avancement sensible. Le Ministère envisage le recrutement d’un bureau d’études afin d’établir un diagnostic à partir des relevés topographiques. Il sera alors proposé des travaux de rénovation de la digue qui pourrait permettre la mise en valeur des bas fonds et donc la relance  des activités agricoles dans la région. 

Un DAO est en voie de préparation et sera soumise au Collège pour observation et approbation.

(vii) Aménagement d’une station de pompage solaire ou éventuellement construction d’un barrage

Ce projet est considéré comme problématique dans la mesure ou les habitants réclament une station de pompage alors que d’autres personnes préfèrent la construction d’un barrage. Le dossier a été transmis au MEF pour avis et suite à donner.

(viii) Achat de véhicules et autres équipements de contrôle

Le Ministère voudrait acheter des véhicules et autres équipements de contrôle (GPS, émetteur récepteur ) afin de mieux suivre les projets en se rendant sur les sites. Initialement, un appel d’offre avait été lancé pour l’achat de véhicules et de matériel informatique mais le Collège avait alors exprimé de fortes réserves sur les prix pratiqués. Une fois la situation des autres projets clarifiés et le montant de l’enveloppe déterminé, le Collège envisage de faire une proposition au Ministère pour faire aboutir ce dossier le plus rapidement possible tout en respectant les règlements en vigueur.

(5) Elevage

La dotation initiale était de 773 millions de FCFA devant servir à la construction de 27 puits et la réhabilitation de 10 autres en divers endroits du territoire national. Suite à l’appel d’offre lancé (voir détails dans le Rapport Annuel 2002 du Collège), le montant du marché a été arrêté à 1.098.710.000 FCFA, la part du bonus étant de 773 millions et le reliquat proviendrait du fonds IPPTE. Une demande d’avance de démarrage pour ce marché, d’un montant de 329.610.000 FCFA, a été soumise. 

Le reliquat de la dotation initiale (170.000.000 FCFA) fait l’objet d’un second marché également pour la construction et la réhabilitation de puits. L’appel d’offre a été lancé le 22 septembre 2003 et l’ouverture des plis ayant eu lieu le 27 octobre 2003. La Sous Commission Technique prépare son rapport en ce moment, dont copie devrait être également soumise au Collège

(6) Education

La dotation initiale était de 946 millions de FCFA pour la construction de salles de classe, l’extension des infrastructures scolaires et l’achat de pupitres et de matériels pédagogiques. Il convient de souligner que ce département connaît une situation confuse dans la mesure ou des fournitures ont été livrées et consommées sous forme de BCA sans qu’aucun règlement ne soit intervenu. C’est ainsi que le Ministère a soumis au Collège des demandes de régularisation à hauteur de 355 millions de FCFA sous forme de deux  marchés de 256.300.000 FCFA et de 98.700.000 FCFA respectivement. Le Collège n’a pas encore statué sur cette demande de régularisation.

Par ailleurs, s’agissant de constructions, quatre marchés ont été signés comme suit :

Construction salles de classe à Bol :     164.936.948

Construction salles de classe à Biltine : 135.249.282

Construction salles de classe à Bahaï : 76.027.740

Construction salles de classe à Moundou : 98.355.760

Les trois premiers marchés sont présentement au MEF pour examen alors que le quatrième a été signé et les travaux sont en voie de finition.

Le dernier marché concerne également une demande de régularisation dans la mesure ou, selon les dires du Ministère, les travaux ont déjà été exécutés. Il s’agit de réfection au Lycée Technique et Commerciale de N’Djamena, pour un montant de 97.924.100 FCFA.

Pour le reliquat de 18.506.170, il propose l’utiliser le montant de 9 256 170 pour l’achat des motocycles et que ils feront parvenir la demande au collège pour avis et le reste c’est à dire  9.250.000 FCFA  servira à la réfection de l’école des sourds .

Le Collège doit examiner toutes ces requêtes et fera connaître sa position d’ici peu.

(7) Santé

La dotation initiale était de 833 millions repartie en 3 projets, à savoir, la construction et la réhabilitation de 10 centres de santé, l’équipement de ces centres et l’acquisition de matériel froid pour le transport de vaccins.

L’exécution du marché de construction, repartis en divers lots et d’un montant de 650.488.639 FCFA (17.723.769 FCFA devant être trouvé sur une autre source de financement) est relativement bien avancé et une avance de démarrage (46.082.215 FCFA) a déjà été réglée pour un de ces lots. Certaines de ces constructions sont déjà terminées mais aucun centre n’a encore été officiellement réceptionné.

Le marché des équipements, d’un montant de 99.516.130 FCFA, a été exécutés et donc livrés au courant du mois de septembre. Ceux relatifs au matériel froid (d’un montant de 100.719.000 FCFA) le seront en novembre.

Le Collège a souligné au Ministère l’importance de l’informer à chaque réception d’équipements ou de construction quelconque. Le Collège se réserve le droit d’assister ou non à ces réceptions en tant qu’observateur. Il se réserve également le droit d’inspecter, comme dans le cas de chaque autre département, les sites des projets. Il a été donc demandé au Ministère de la Santé de fournir une liste détaillée des équipements devant être remis à ces centres.

(8) Agriculture

La dotation initiale est de 407 millions de FCFA et devait être utilisé pour l’achat de matériels agricoles (charrues, houes, charrettes et semoirs). Elle est repartie en deux lots, le premier marché à hauteur de 189.805.000 FCFA et le second pour un montant de 175.289.700 FCFA. Une avance de démarrage pour le premier a été réglé et une partie du matériel livré mais non encore officiellement réceptionné.

Des problèmes ont surgi s’agissant du second marché. En effet, une confusion entre certificat d’origine et autorisation du fabricant a donne lieu à une interprétation différente entre le bénéficiaire et le Ministère et ceci se traduit par, soit la livraison de matériel belge (beaucoup plus chers) soit camerounais, selon l’une ou l’autre version. Si tous les équipements demandés sont livrés, le matériel belge coûtera alors 487 millions, donc  beaucoup plus que la dotation. Si le Ministère insiste sur la livraison du matériel belge, le nombre d’équipements sera alors forcement réduit. Plusieurs réunions ont eu lieu entre toutes les parties concernées pour clarifier cette situation . Le Collège attend donc l’aboutissement de ce dossier.

III.      Exécution du budget 2003 du Collège

Le budget du Collège pour l’année 2003 se chiffrait à 380.042.000 FCFA, dont 131.070.000 provenant directement du budget état  et le reliquat du projet GEEP. En fin septembre, le montant exécuté était de 99.295.835 FCFA, dont 5.740.000 provenant du projet GEEP. Les indemnités des membres se sont chiffrés à 28.350.000 FCFA et les salaires du personnel à 5.941.576 FCFA, le personnel technique n’étant pas encore pris en compte à la fin du mois de septembre.

Le Collège a équipé le bureau pour une valeur de 18.610.400 FCFA.  Le projet GEEP a acquis, pour le compte du Collège, 4 ordinateurs et 4 onduleurs pour une valeur totale de 5.740.000 FCFA. Les deux missions du bureau et des membres, respectivement à Washington et à Oslo (voir le rapport du 1er et 2eme trimestre du Collège) ont nécessité un complément de 6.675.000 FCFA sur le financement accordé par le projet GEEP.

2.         Préparation du budget 2004 du Collège

Le Collège a arrêté son budget 2004 pour un montant  de 611.298.160 FCFA (dont 561.483.160 de fonctionnement et 49.815.000 d’équipement, voir tableau ci-après), 28.800.000  provenant du projet GEEP et le reste du budget de l’Etat. Cette augmentation importante s’explique par plusieurs raisons :

(i)                  La prise en charge  des cinq membres du staff technique

(ii)                Une augmentation des indemnités des membres a été proposée  (de 350.000 FCFA à 500.000 FCFA pour les membres, 600.000 FCFA pour la Vice-présidente et le Rapporteur Général et  650.000 FCFA  pour le Président)

(iii)               Un accroissement sur les  quatre postes suivants : Missions de contrôle, Formation et voyage d’études, Documentation et Communication et Audit des projets, qui est le reflet de l’intensification des activités du Collège suite à l’arrivée des premiers revenus pétroliers

(iv)              L’achat de véhicules de liaison et de service pour le personnel technique

  IV. CONCLUSION

Le Collège est maintenant bien installé dans ses nouveaux locaux (même si leur exiguïté est déjà évidente), son personnel technique a été recruté en toute transparence et il est prêt à assumer ses responsabilités statutaires dès la mise en place du budget historique de l’Etat de 2004.

Des manquements ont été constatés dans le contrôle de l’exécution du bonus, le plus grave étant que certains règlements se sont faits sans l’accord explicite du Collège Pourtant, celui-ci a pris la peine d’informer les départements prioritaires à maintes reprises sur l’obligation de faire transiter les demandes de paiement par le Collège. Il attend maintenant de recevoir le relevé du compte du bonus, seul document pouvant attester de manière certaine l’étendue de ces manquements.

De toute manière, le Collège entend mettre en place, conjointement avec le MEF, un mécanisme par lequel il sera le passage obligé à deux étapes distinctes de l’exécution du budget. Le processus sera détaillé dans le manuel de procédure.

La Commission budgétaire, à laquelle le Collège est représenté, pour la préparation du budget 2004 continue de siéger à la fin de ce trimestre. Le fait d’obliger les départements à soumettre des budgets programmes a considérablement ralenti le processus, si bien que la préparation du budget 2004  risque de prendre du retard.

 

 

 

 

              

Sans titre.jpg© Copyright 2004-2007. CCSRP. Tous Droits RéservésSans titre.jpg