Rapports et Publications

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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RAPPORT ANNUEL

2003

 

PAGE NOIRE

 

Avant d’introduire  le  rapport pour l’année 2003, le collège tient à informer le public du deuil qui l’a frappé. En effet Mr YOSSANENGAR ENOCK qui représente l’Assemblée Nationale au sein du collège est décédé   le 19 novembre 2003 de suite de courte maladie ; feu Yossanengar   Enock doyen d’âge  a su gagner l’estime de ses collègues, il n’hésite pas à  partager son expérience  d’ancien administrateur avec les membres lorsqu’il s’agit de prendre des décisions allant dans la bonne marche de l’Institution. Le Collège  perd un sage et par cette occasion lui rend hommage pour tout ce qu’il a fait pour le pays.

Paix à son âme.

 

INTRODUCTION

 

La fin de l’année 2003 marque la quatrième année d’existence du Collège. C’est une année d’installation, d’équipements en termes de compétence technique et du cadre juridique d’intervention. Le Collège  par ces activités a montré son aptitude à assumer sa mission de contrôle des revenus pétroliers à travers la gestion du reliquat du Bonus Pétroliers.

Le présent document est le troisième rapport annuel du Collège et a pour but d’informer le Gouvernement, le peuple tchadien et l’opinion internationale de son activité annuelle en ce qui concerne toutes les ressources relatives à l’exploitation du pétrole.

Il comporte deux grandes parties à savoir les activités d’ordre générales de l’Institution et la seconde consacrée à l’exécution du reliquat du bonus.

 

I.             PRODUCTION PETROLIERE ET RECETTE 2003.

Le 10 Octobre 2003  le Président de la République ouvrant officiellement la vanne à Komé concrétisait ainsi l’entrée du Tchad  dans le club des pays  producteurs du pétrole.

Cet événement,  tant attendu, se traduit aujourd’hui par l’arrivée des recettes issues de la vente du brut tchadien.

 Ces nouvelles recettes seront gérées conformément aux dispositions de la Loi 001/PR/99 portant Gestion des Revenus Pétroliers et repartit les revenus pétroliers de la manière suivante : 10% pour  les générations futures et sur les 90% restant, 80% sont orientés vers les secteurs prioritaires, 15% pour le fonctionnement et l’investissement courant de l’Etat et 5%  aux collectivités décentralisées de la région productrice. Cette Loi consacre la mise en place d’un Collège de Contrôle et de Surveillance des Ressources Pétrolières.

1.                           Les recettes pétrolières font partie intégrante du budget général de l’Etat. et soumises au respect des  règles de l’orthodoxie financière ;

2.                            Les recettes issues des ventes du brut sont déposées dans un compte offshore ouvert à CitiBank à Londres. Elles sont reparties conformément à la Convention signée entre la République du Tchad et le Consortium. Les   mécanismes de fonctionnement et d’utilisation de ce fonds sont contenus dans les Décrets n° 238/PR/MEF//2003 portant mécanisme de stérilisation des revenus pétroliers provenant de l’exploitation des trois champs de Komé, Miandoum, Bolobo, décret n°239/PR/MEF/2003 portant  mise en place du mécanisme de  stabilisation des dépenses financées au moyen des revenus pétroliers . Le Décret n° 240/PR / MEF /03 portant  organisation, fonctionnement et conditions de contrôle du C.C.S.R.P. Il y a également le décret n° 095 / PR /MEF /04portant modalités transitoires de gestion des redevances pétrolières affectées à la région productrice et du décret n° 095/PM/MEF/04  portant modalités de gestion du Fonds pour les Générations Futures. ( voir en annexe)

3.                           Il faut signaler que le Collège est impliqué dans tout le mécanisme mis en place pour assurer la gestion transparente de revenus pétroliers.

Le C.C.S.R.P a donc la lourde responsabilité de contrôler et de surveiller les ressources pétrolières. C’est donc à  lui que revient le travail d’ informations  du public national et de l’opinion internationale sur le respect ou non des textes  régissant l’utilisation transparente  des revenus pétroliers.

Pour ce rapport, les informations concernant la production et la vente sont celles concernant le dernier trimestre de 2003. Le Tableau suivant résume la production des champs de Miandoum et Komé du dernier trimestre de l’année. Il donne le montant des redevances en 2003.

Il est à noter que cette somme n’est pas encore transférée au Tchad pour des raisons techniques ( mis en place des mécanismes de gestion ).

          Tableau annuel de production et vente 2003

                                       

Mois

Champs de Miandoum

Champs de Komé

Miandoum+Komé

Quantité expédiée

Quantité vendue

Redevance

 

Production

Production

Production

Volume brut

Volume net

Volume

Dollars

 

 

 

 

expédié

expédié

 

 

 

*Bbls

*Bbls

*Bbls

*Bbls

*Bbls

*Bbls

US

Janvier

608612

4496

613108

455204

443268

0

6472944,835

Février

2360063

23490

2383553

2304822

2261925

0

6454746,848

Mars

2020938

22698

2043636

2040428

1923338

0

6526843,059

Avril

2850962

18638

2869600

2908594

2802145

2856236

6472944,835

Mai

2608408

18658

2627066

2628545

2378711

2848206

6454746,848

Juin

2461249

11610

2472859

2474285

2388832

2880019

6526843,059

Cumul

12910232

99590

13009822

12811878

12198219

8584461

19454534,74

 

NB : Les versements sont faits sur la base d’un prix et d’un tarif de transport provisoires.

- Source ministère du pétrole

I.             ACTIVITES  DU COLLEGE EN 2003

1. 1    Réunions

            Au titre des réunions, le Collège a organisé au total 20 rencontres de travail qui lui ont permis d’asseoir ses activités.

Au cours du premier semestre de l’année 2003, le collège a organisé en accord avec la Direction du Contrôle Financier du Ministère de l’Economie et des Finances, une rencontre avec les responsables des secteurs prioritaires pour faire un état des lieux de l’utilisation du reliquat du Bonus Pétrolier qui leur a été alloué. L’objectif recherché était de séparer l’exécution des dépenses budgétaires effectuées au cours de l’année 2002 sur le financement du budget additionnel  et d’éviter  un nouveau  report de ce reliquat . En effet, comme indiqué dans le rapport annuel du Collège, l’exécution du reliquat du bonus pétrolier n’a pas été satisfaisante en 2002. Deux raisons principales expliquent cette contre-performance, à savoir,

une confusion entre le Bonus et l’IPPTE provenant d’un manque de coordination entre les différentes parties concernées et le circuit relativement long d’exécution de dépenses.

L’exécution du budget 2003 a été suspendue au mois d’avril et une loi de finances rectificative a été adopté. Malgré cela, la confusion est restée entière dans l’exécution des dépenses financées sur ces deux sources additionnelles.

. A l’issue de la rencontre,  le Directeur Général du Budget a pris l’engagement de notifier à chaque Ministère prioritaire le montant de son  enveloppe du bonus  qui lui est alloué et séparer le Bonus de l’IPPTE. Un suivi de cette réunion auprès de ces départements a commencé   le 3 février et s’est poursuivi  jusqu’au 10 février 2003et  a été effectué par le conseiller et le rapporteur du collège

Une autre réunion a regroupé le Secrétariat Général du Ministère des Finances, le   Directeur Général du Budget, le Contrôle Financier et le Collège afin de lever la confusion entre le fonds IPPTE et le Bonus. Il a été demandé encore une fois de plus au Directeur Général du Budget de sortir un état clair sur le Fonds IPPTE et le Bonus pour permettre un bon suivi au niveau des Ministères Prioritaires et permettre au Collège d’exercer son contrôle. Cette clarification est très important pour le Collège dans la mesure où le Collège ne contrôle pas la gestion du Fonds IPPTE.

I1. 2    Changement  au Collège et Modification du Décret

En mars 2003, le premier Président du Collège, en la personne de  M. Mahamad Amine Ben Barka est remplacé à la tête de la BEAC par M. Mahamat Mustapha qui devient membre du collège parce que comme celui du trésor il siège es qualité. Trois mois plus tard c’est à dire le 4 juin 2003, lors d’une assemblée générale du Collège, celui-ci fut élu Président. Par contre les deux membres du bureau à savoir  Mme Thérèse Mekombe et M. Michel Barka, sont reconduits, respectivement, au poste de Vice-présidente et de Rapporteur Général.

I1. 3  Modification des textes régissant le fonctionnement du Collège

En avril 2003, un projet de décret devant modifier celui existant c’est-à-dire, le décret 168/ PR / MEF /002 portant fonctionnement du collège , a été introduit et des discussions pour son amélioration  ont eu lieu entre les différentes parties que sont la Banque Mondiale, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Collège. Malgré le fait  que ce dernier  soit de portée  récente,  à peine deux ans d’existence  il y a eu la nécessité de le renforcer pour lui donner plus de prérogatives au collège.

Le décret n° 240/ PR / MEF /03 portant organisation, fonctionnement et conditions du contrôle et de surveillance du collège de contrôle et de surveillance des ressources pétrolières  (CCSRP) est signé le 1er juillet 2003,  et remplace le décret n° 168/ PR / MEF /01, portant organisation et fonctionnement du Collège. En effet, il définit de manière plus large le rôle du Collège à chacune des étapes de la préparation et de l’exécution du budget. Le Collège siège en tant que membre à part entière de la Commission Budgétaire et il reçoit du ministère de l’économie et de finances le projet de budget  dix jours avant sa discussion au conseil des ministres accompagné du document de cadrage budgétaire à moyen terme et des    budgets de  programme et fait part de ses observations sur le projet de budget au conseil des ministres par écrit. Ces observations sont transmises au parlement par le gouvernement avec le projet de budget approuvé par le conseil des ministres.  au Conseil des Ministres avant-projets des Ministères techniques. Il reçoit le projet de  budget dès son approbation par le des ministres à titre d’information. (article 26 décret 240)

Le rôle du Collège est renforcé au niveau du contrôle de l’exécution du budget notamment par l’envoi des documents (de manière concomitante) relatifs aux passations de marché des départements prioritaires (PV de dépouillement, le rapport de la sous-commission technique, le PV d’attribution). Le Collège, en aval, a cinq jours ouvrés pour contresigner les avis de décaissement ou refuser et en cas de désaccord, le dossier est transmis pour arbitrage final à la chambre des comptes de la  Cour Suprême. 

En plus du décret 240, il convient de souligner la signature de deux autres décrets  concernant la gestion des ressources pétrolières. Il s’agit des décrets 238/PR/MEF/03, portant mise en place du mécanisme de stérilisation des revenus pétroliers provenant de l’exploitation des trois champs de Komé, Miandoum et Bolobo et le décret 239/PR/MEF/03, portant mise en place du mécanisme de stabilisation des dépenses financées au moyen des revenus pétroliers. Ces deux décrets définissent clairement le processus d’enregistrement des recettes dans le compte offshore et les différentes étapes suivant le rapatriement des recettes jusqu'à leur dépôt dans un Compte Spécial du Trésor domicilié à une banque commerciale et à partir duquel les règlements des dépenses budgétaires se feront (voir Annexe 3 pour un résumé de ce dispositif). Le Collège reçoit régulièrement les relevés de tous les comptes bancaires mentionnés dans les deux décrets puis, il suivra donc l’ensemble du processus, du dépôt des recettes dans le compte offshore jusqu’au règlement final des dépenses.

I1.4     Les différentes  étapes de contrôle du Collège

Le Collège intervient très en amont, dès l’instant où les recettes sont versées dans les comptes de l’Etat et en aval jusqu’au moment où ces recettes sont soit utilisées dans le cadre du budget soit épargnées dans le compte des générations futures ou dans un compte de stérilisation ou de stabilisation ou encore dans le compte de la région productrice.

Au niveau du versement des recettes, le Collège s’assure que le volume de pétrole produit, le prix du baril et le taux de change utilisé tels que déclaré par le Consortium sont conformes à ceux décrits dans les termes du contrat. Le Collège s’assure de leur exactitude, soit en recoupant ces informations par d’autres sources au niveau international, ou soit en initiant un audit ponctuel sur ces éléments.

Pour bien comprendre le second niveau de contrôle, il faut maîtriser le mécanisme de rapatriement des recettes pétrolières. Le consortium dépose les recettes au titre des redevances et des dividendes dans un compte offshore. Le service de la dette vis-à-vis des bailleurs du projet est alors assuré (IDA et BEI) et le compte de réserve, que dix pour cent (10%) des redevances et des dividendes sont transférés dans le compte du FGF (Fonds pour Générations Futures). Le reste  est rapatriée au Tchad et repartit  à dans les différents  comptes ouvert à la BEAC.

Il revient à la BEAC d’effectuer la répartition des fonds exactement comme définie dans la loi 001/PR/99 de la manière suivante :

1.      5% des redevances sont versés à un compte domicilié à la BEAC appelé Compte de la région productrice.

2.      15 % sont versés dans le compte courant du Trésor pour le fonctionnement et les investissements de l’Etat jusqu’en 2007 et après, les 15% seront allouées aux Secteurs Prioritaires.

3.      80% pour les secteurs prioritaires (voir tableau de la recette  flux dans le manuel de procédure)

 Le collège reçoit les relevés de tous les comptes mentionnés ici et donc suit leurs mouvements.

Le troisième niveau de contrôle du Collège se situe au moment de la préparation du budget, à laquelle  prend part un membre du Collège en ce qui concerne les secteurs prioritaires.

La première étape de la préparation du budget est  l’envoi de la lettre de cadrage du Premier Ministre. Le Collège est destinataire de ce document en même temps que les Ministères. Il s’assure de la cohérence des recettes pétrolières avec le niveau préalablement déterminé et prend acte des grandes orientations de la politique budgétaire, des plafonds des secteurs prioritaires et de toute nouvelle directive donnée par le Premier Ministre. Le Collège suit régulièrement les mises à jour des projections de revenus pétroliers du Ministère de l’Economie et des Finances.

Ensuite, le Collège reçoit les avant-projets des propositions budgétaires des secteurs prioritaires. Il participe aux conférences budgétaires concernant ces Ministères et reçoit copie de l’avant-projet du budget tel qu’arrêté par la Direction Générale du Budget avant sa transmission au Conseil des Ministres. Le Collège s’assure que  les dépenses financées sur recettes pétrolières sont séparées du reste des autres dépenses de l’Etat et, que les dépenses allouées sont conformes à la stratégie de réduction de la pauvreté telle qu’élaborée à cet effet. En cas d’incohérence, le Collège fait des observations sur le projet de budget et le  transmet au conseil des ministres; le Collège reçoit le projet de budget dès son approbation par le Conseil des Ministres à titre information avant qu’il soit envoyé à l’assemblée nationale avec ses observations . (cf. décret 240, art. 26)

Le quatrième niveau de contrôle du Collège se situe à l’étape de l’exécution du budget. Le Collège s’assure du respect des procédures de passation et d’exécution des marchés publics. A cet effet, le Collège reçoit les rapports de la sous-commission technique concernant l’évaluation des offres et celui de la Commission d’Appel à la Concurrence sur l’attribution des marchés. Le Collège suit, par des inspections sur sites, l’exécution des marchés.

Le Président du Collège contre-signe les avis de mise en règlement. Le collège peut avoir recours à un audit pour vérifier que l’exécution d’un marché s’est faite conformément au cahier des charges. En cas de problème, il refuse de contre-signer et s’il y a désaccord avec le Ministère des Finances, le différend est soumis à  l’arbitrage de la chambre des comptes de  la Cour Suprême. 

S’agissant du Fonds pour  Générations Futures, le Collège est représenté au Comité d’Investissement devant élaborer sa stratégie et suit sa gestion qui sera faite  par une Société d’Investissement Internationale recrutée par appel d’offre international. Le Comite d’Investissement, présidé par le Premier Ministre est composé du Ministre de l’Economie et des Finances et de celui du Plan, du Directeur National de la BEAC et d’un autre membre du Collège. 

I1. 5    Missions d’information et de formation

Dans le cadre de renforcement des capacités de ses membres et d’échange d’expériences, le Collège, a effectué deux missions, respectivement aux Etats-Unis et en Norvège avec un arrêt à l’Institut Français du Pétrole à Paris.

(i) Mission à Washington

Du 9 au 13 juin 2003 une mission composée du Président, de la Vice-Présidente et du Rapporteur Général  s’est rendue à Washington ;  les objectifs de cette  mission  étaient de :

-   faire une  évaluation à mis parcours, avec la Banque Mondiale  du CCSRP depuis sa mise en place, et discuter des modalités de l’ appui à lui donner ;

-     évaluer, avec le Gouvernement Américain , l’appui son Conseiller Technique mise à disposition par le trésor américain.

-   Informer les O.N.Gs  de la place de l’état d’avancement  du Collège.

* La Banque Mondiale

Au cours des rencontres avec les différents responsables de la Banque Mondiale, ceux-ci ont souligné la nécessité pour le Collège d’être vigilant face aux risques de mauvaise gestion et la lenteur dans l’exécution des dépenses dans les Secteurs Prioritaires. La BM a indiqué qu’elle est disposée à donner au Collège l’appui nécessaire pour la réussite de sa mission.

La délégation a eu ensuite des séances de travail avec les responsables chargés des différents secteurs tels que le secteur de transport, de l’éducation, de la santé, du coton, etc. Chaque responsable a fait l’état des lieux  dans son secteur avec chiffres à l’appui. Ils ont tous souligné la situation difficile dans laquelle se trouve le Tchad, et  ont mis l’accent sur  la nécessité pour les responsables Tchadiens de fournir davantage d’efforts afin de réduire la pauvreté et permettre un décollage économique du Pays. Ces rencontres ont permis à la délégation de se rendre compte de l’ampleur de la tâche.

             La mission a aussi rencontré les différents administrateurs de la BM  qui ont exprimé leur préoccupation quant à la bonne utilisation des recettes pétrolières.

Des rencontres ont également eu lieu avec des responsables du FMI qui ont exprimé les mêmes  préoccupations  que celles de la BM en ce qui concerne la gestion des revenus. Le FMI a beaucoup insisté sur le début des activités au collège pour le Fonds, il faut que le collège donne un signal fort par un contrôle rigoureux au démarrage de l’utilisation des recettes pour rassurer l’opinion.

Pour sa part, la mission a déploré l’insuffisance dans la collaboration avec la représentation du FMI au Tchad et a souhaité que des contacts soient établis pour continuer la réflexion entamée par rapport à l’utilisation  des revenus pétroliers.

* Les autorités américaines

En plus de la séance avec la Banque Mondiale, l’équipe a travaillé avec les responsables du Département du Trésor. Pendant plus d’une heure, la délégation s’est entretenue avec M. Bill Schuerch, adjoint à l’Assistant du Secrétaire au Trésor Américain et ses collaborateurs. M. Schuerch, dans un rappel historique, a fait savoir à la délégation que les Etats-Unis ont été impliqués dans le projet pétrole au Tchad dès le début et c’est grâce à leur appui que le projet est entré dans sa phase d’exécution. Il a  aussi indiqué que la gestion des revenus pétroliers doit se faire dans la transparence et que le Collège doit pouvoir travailler d’une manière indépendante comme stipulé dans la loi. Les USA, en dépêchant un Conseiller technique dès la mise en place du Collège, ont voulu montré  l’importance et  l’intérêt qu’ils accordent à ce projet.

           Après le Trésor, une seconde rencontre s’est déroulée au Département d’Etat. A cette occasion, la mission a discuté  de la coopération avec l’Afrique en général et avec le Tchad en particulier. Les diplomates américains ont suivi avec beaucoup d’attention les explications données par les Membres du Collège en ce qui concerne la manière dont ils entendent accomplir leur mission ainsi que  les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Des questions/réponses ont permis aux uns et aux autres de mesurer l’importance du travail qui attend le Collège et le type d’appui a lui apporter pour sa réussite. Pour les Américains en plus de leurs appuis directs, ils  s’engagent à soutenir toutes les actions des autres institutions ou organismes tendant à renforcer le Collège.

            En conclusion, les responsables américains ont rassuré la mission du soutien des Etats-Unis au Tchad pour lui permettre de faire son  développement à travers ce projet  pétrolier.

* Les O N Gs

              La rencontre avec les ONGs telles que : les amis de la terre, le centre d’information de la Banque  (BIC) le Catholic Relief Services (CRS), a permis de lever un certain nombres de malentendus et d’interrogations et clarifier le fonctionnement du Collège tel que stipulé par les textes de réglementaires.

              Il a été convenu d’établir des relations de collaboration avec le Collège pour une meilleure communication et mettre à leur disposition les informations sur ses activités et que le CCSRP pourrait utiliser le canal de ces ONGs  pour une meilleure et large sensibilisation  de leur opinion.  A cet effet, la délégation a demandé aux ONGs de se rapprocher du Collège et de travailler avec des structures mises en place pour être mieux informés au lieu de travailler avec des individus mal informés.

(ii)  Missions à Oslo et à Paris

Le Collège a effectué du 25 Mai au 30 juin 2003, deux missions qui l’ont conduit successivement à l’Institut Français du Pétrole (IFP) à Paris et à Oslo en Norvège. Ces deux missions ont été organisées en collaboration avec la Banque mondiale ; elles consistent d’une part de permettre au collège de:

a)      Participer à un séminaire d’information à l’Institut Français du Pétrole (IFP/BEICIP)   et aussi voir la possibilité d’une formation continue des membres du collège , d’autre part de :

b)  s’informer sur le mécanisme de gestion des Fonds pour Générations Futures mis en place par la Norvège et discuter avec les autorités sur une éventuelle collaboration avec les organisations Norvégiennes.

Paris en France

            Les Membres du Collège, dans leur trajet vers Oslo, se sont arrêtés  à Paris, au Cabinet  BEICIP pour discuter des molalités  de collaboration dans le domaine de formation  à donner aux membres du Collège.

BEICIP est une société de consultants de l’Institut Français du Pétrole créée après la deuxième guerre mondiale afin de doter la France de compétences dans le domaine pétrolier.

La société fait de la recherche appliquée dans le domaine du pétrole, il est un Centre des formations internationales, de documentation, d’information sur les industries pétrolières. Bien que rattaché au Ministère des Finances et de l’Economie, il demeure indépendant dans son fonctionnement.

Ses différents domaines d’interventions vont des appuis conseils à l’organisation des formations ; sa clientèle regroupe les Gouvernements, les sociétés pétrolières nationales et internationales indépendantes, des organismes internationaux et des banques.

 Le CCSRP dont la mission nécessite beaucoup de formations et d’informations souhaitait établir des relations avec cette institution dans le domaine d’appui conseils,  formations et des audits. Le Collège a souhaité établir avec le Cabinet BEICIP une collaboration dans ces différents domaines précités.

Dans cette lancée un séminaire fut spécialement conçu pour les membres du CCSRP. Les conférenciers dans leur présentation ont été très pratiques et ont présenté aux membres du Collège les aspects essentiels des ressources pétrolières, la situation générale du pétrole dans le monde et au Tchad, les indications concernant les réserves pétrolières mondiales, leur importance et celui des pays producteurs. Cette rencontre a permis aux membres du Collège de faire un rapprochement de la situation des pays producteurs et celui du Tchad qui fait son entrée dans ce cercle des pays producteurs d’or noir.

Oslo en Norvège:

            Là il a été question de voir l’un des meilleurs exemples de gestion des revenus pétroliers dans le monde. Mais compte du fait que le  renforcement de capacités des membres du Collège reste une préoccupation tant de l’Institution que des partenaires au développement, la BM en collaboration avec l’Agence norvégienne pour le développement international (Petrad), ont accepté de programmer pendant ce voyage un séminaire d’information sur la politique de gestion des revenus pétroliers mis en place par la Norvège.

Malgré toutes les richesses et les expériences acquises par les Norvégiens, ils restent très modestes et prudents dans l’utilisation des revenus pétroliers. Ils fondent leurs espoirs sur les ressources humaines et leurs capacités à  tirer le maximum de profit de l’exploitation de l’or noir.

Le séjour a permis aux  membres du Collège d’avoir des rencontres d’échanges  avec les responsables de l’Agence norvégienne pour le développement international et le Ministère des Affaires Etrangères. Les échanges entre ces deux institutions  ont porté sur la nécessité pour  notre Gouvernement d’établir  des accords de coopération qui pourraient créer des opportunités  multiples au pays.

Le Directeur Général du Ministère des Affaires Etrangères et l’Ambassadeur de la Norvège pour l’ Afrique de l’Ouest qui ont reçu le collège ont également  relevé l’absence de coopération entre les deux pays.

1.6       Installation et Recrutement du  personnel

Le Collège qui louait ses bureaux, a pu bénéficier d’un bâtiment permanent devant  abriter ses bureaux construits sur crédit GEEP (gestion de l’économie à l’ère pétrolière) de la Banque Mondiale. Ce transfert est un véritable soulagement d’une part, parce qu’il donne un sens de permanence et de stabilité à l’Institution et d’autre part,  permettre au Collège de travailler dans de bonnes conditions. 

La construction du bâtiment a permis à l’Institution de procéder aussi au recrutement de ses cadres techniques. A cet effet un avis de recrutement a été lancé dans les journaux de la place  pour le poste de Spécialiste de Marchés Publics et de Gestionnaire-Comptable. Un total de 41 dossiers de candidature ont été déposé  dont 26 pour le poste de Comptable et 19 pour celui de Spécialiste de Marchés Publics. Un premier tri fut réalisé sur la base des dossiers à la suite duquel neuf candidats ont été retenus pour une entrevue avec un jury constitué  des membres du bureau, du Conseiller du Collège  d’un représentant de la Cellule Economique et de la Banque Mondiale.

Par la suite le Collège a décidé de recruter un autre agent par rapport au travail de suivi à faire avec le ministère des finances à savoir un chargé de suivi des  procédures budgétaires.  Par ailleurs, le Ministère des Finances à travers sa cellule GEEP finances et la Banque Mondiale a recruté un certain nombre d’économistes dont deux ont été mis à la disposition du  Collège.

 Suivant le profil des agents recrutés et leurs  affectations dans les services créés, des termes de référence de chacun ont été  établi  tenant compte des besoins du CCSRP.

Ces termes de référence ont fait l’objet d’échanges entre le bureau du CCSRP et le staff technique  avant d’être validés. Après ce premier niveau de validation les termes de référence  sont transmis aux Membres du CCSRP pour être entérinés.

1.7       Le Manuel de Procédures

L’objet principal du Collège est de s’assurer que les revenus pétroliers du Tchad soient utilisés dans la transparence et contribuent à la réduction de la pauvreté sur l’ensemble du territoire national.

Ainsi donc, il est nécessaire de mettre en place un document de référence qui décrit clairement le cadre opérationnel de l’institution en se basant sur les textes de lois régissant le Collège.

Le Manuel de Procédures qui découle de l’accord entre la Banque Mondiale et le gouvernement du Tchad, doit permettre à tous les partenaires , au public  et à tous  ceux qui interviennent dans le circuit des dépenses de comprendre la procédure du collège, depuis la phase  préparation du budget son adoption jusqu’à  son exécution.

Pour son élaboration un travail de large consultation a eu lieu  de nombreuses échanges pour son élaboration ont eu lieu entre le cabinet d’avocat  Frilet, la banque mondiale et le FMI et le collège ; 

- Le  travail de recherches et documentations a été confié à des consultants nationaux ;

- La mise en forme a été effectué  entre les consultants nationaux  et  le   conseiller du Collège ;

- La partie  technique et juridique  a été confié au cabinet  d’avocats Frilet  de Paris compte tenu du contrat signé entre le cabinet et la cellule économique pour la rédaction dudit document.

Un premier draft a été envoyé au  CCSRP  pour étude par la cabinet d’Avocats FRILET ; un comité de lecture  a été mis en place au sein du Collège afin d’intégrer les  observations des différents partenaires et avoir  un manuel acceptable pour tous.

Cette longue procédure  n’a pas permis de  l’ adopté en 2003 ; un atelier est prévu au début du premier trimestre de l’année 2004 pour sa validation.

III.      INTERVENTIONS  DU COLLEGE EN 2003

Les interventions du Collège au cours de cette année sont essentiellement axées sur, l’exécution du budget 2003, l’examen du projet de loi des Finances 2004,  l’adoption de celui de 2004 ainsi du  contrôle de  l’exécution du reliquat du bonus pétrolier.

(i) Observations sur le projet de Loi des Finances 2004

En effet, l’article 26, alinéa c du Décret N°240/PR/MEF/03 portant organisation, fonctionnement et conditions de contrôle et de surveillance du Collège de Contrôle et de Surveillance des Ressources Pétrolières (CCSRP) stipule que : « Le CCSRP reçoit du Ministère de l’Economie et des Finances le projet de Budget dix jours avant sa discussion au Conseil des Ministres, accompagné du document de cadrage budgétaire à moyen terme et des budgets de programmes et fait part de ses observations sur le projet de budget au Conseil des Ministres par écrit. Ces observations sont transmises au Parlement par le Gouvernement avec le projet de budget approuvé par le Conseil des Ministres. Il reçoit le projet de budget dès son approbation par le Conseil des Ministres à titre d’information ».

 Mais contrairement à ces dispositions, le Collège a reçu le projet de Loi des Finances 2004  le 03 décembre 2003 et il lui a été demandé d’envoyer ses observations le 04 décembre 2003. Toutefois, le CCSRP a analysé le Projet de Budget Général de l’Etat pour la gestion 2004, selon la clé de répartition prévue par les textes de loi d’une part, et définie par le Document National de Stratégie de Réduction de Pauvreté (DNSRP) d’autre part. Le CCSRP a cependant fait parvenir ses observations effectivement le 04 décembre 2003 et a, par conséquent, attiré l’attention du Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget, sur le respect des délais fixés par les dispositions du décret susvisé pour lui permettre d’examiner sérieusement ce document important. Le Collège n’acceptera  pas cette façon de faire et demande au Gouvernement le respect strict de ce délai de dix jours prévus par le décret 240/PR/MEF/03 portant organisation fonctionnement et de condition du contrôle et de surveillance des ressources pétrolières.

(ii)               Exécution du budget 2003

Le budget du Collège pour l’année 2003 se chiffrait à 380.042.000 FCFA, dont 131.070.000 FCFA provenant directement du budget de l’Etat et la différence devant être soutenu par le crédit GEEP. En fin Décembre, le montant exécuté était de 186 412 530 FCFA, dont 83 240 000 FCFA provenant du crédit GEEP. Les indemnités des membres se sont chiffrés à 37 800 000 FCFA et les salaires du personnel d’appui à 8 707 262 FCFA, le personnel technique est pris en charge  sur le crédit GEEP.

Le Collège a équipé ses bureaux pour une valeur de 18.610.400 FCFA.  Le projet GEEP a acquis, pour le compte du Collège, 11 ordinateurs et 4 onduleurs pour une valeur totale de 13 240 000 FCFA. Les deux missions celui effectué par les membres du bureau et les autres membres, respectivement à Washington et à Oslo (voir le rapport du 1er et 2ème trimestre du Collège) ont nécessité un complément de 6.675.000 FCFA qui est soutenu par le fonds donc pris  sur le projet GEEP.

Les dépenses concernent principalement les indemnités des membres du Collège, le salaire du personnel d’appui, l’octroi des cartes  pour téléphones et le carburant aux membres, l’achat des fournitures de bureau et les divers. Des équipements ont été également réalisés au cours de cette année. Toutes les dépenses sont résumées au tableau ci-dessous.

 

Tableau 1 : Exécution du budget du CCSRP en 2003

(en FCFA)

Postes de dépenses

Budget Etat

Dépense

Solde

I- DEPENSES COURANTES

 

 

 

 

 

 

 

1- Indemnités aux membres du CCSRP: 350 000 * 9 * 9 mois

37 800 000

37 800 000

0

3- Personnel d'appui

22 320 000

8 707 262

13 612 738

4- Fonctionnement

 

 

0

    . Fourniture de bureau

2 000 000

2 983 998

-983 998

    .Carburant et lubrifiant des deux véhicules

6 000 000

2 570 500

3 429 500

    .Entretien des deux véhicules

7 200 000

651 000

6 549 000

    . Entretien moto, Carburant et lubrifiant, assurance moto

5 400 000

450 000

4 950 000

     .Entretien et produit d'entretien des bureaux

2 500 000

300 000

2 200 000

    . Eau et électricité

12 000 000

959 208

11 040 792

    .  Téléphone fixe, fax et internet

10 050 000

2 268 178

7 781 822

     .Cartes de recharge de téléphone

0

8 707 262

-8 707 262

    . Missions de contrôle

45 000 000

0

45 000 000

    . Publication des rapports

5 000 000

612 500

4 387 500

    . Assurance des deux véhicules

1 000 000

9 291 686

-8 291 686

   .  Location des bureaux

8 400 000

650 000

7 750 000

   .  Frais de mission

0

2 571 000

-2 571 000

   .  Frais de représentation

0

610 000

-610 000

   . Frais de recrutement

0

1 343 000

-1 343 000

   . Frais divers

5 000 000

3 188 000

1 812 000

 

 

 

 

5- Formation et voyages d'études

60 000 000

8 341 204

51 658 796

6- Documentation et sensibilisation

30 000 000

0

30 000 000

7- Assistance technique

70 000 000

2 000 000

68 000 000

II-   BUDGET D'EQUIPEMENT

 

 

0

 

 

 

 

1- Matériel informatique

6 140 000

3 200 482

2 939 518

2- Matériel de bureau

7 172 000

18 680 400

-11 508 400

3-Acquisition d'un sur presseur

0

426 850

-426 850

4-Acquisitiond'un disjoncteur

0

100 000

-100 000

5- Moyens roulants

27 600 000

0

27 600 000

6- Construction du siège du CCSRP

70 000 000

70 000 000

0

 

 

 

 

                  TOTAL GENERAL

440 582 000

186 412 530

254 169 470

 

 

(iii)   Adoption du budget 2004

Collège a arrêté son budget 2004 pour un montant  de 611.298.160 FCFA (dont 561.483.160 de fonctionnement et 49.815.000 d’équipement, voir tableau ci-après), 28.800.000  provenant du projet GEEP et le reste du budget de l’Etat. Cette augmentation importante s’explique par plusieurs raisons :

-                     La prise en charge  des cinq membres du staff technique

-                     La proposition de relèvement des indemnités des membres

-          Un accroissement sur les quatre postes savoir : les Missions de contrôle, les Formations et voyages d’études, la  Documentation et Communication et  l’Audit des projets, ceci est le reflet de l’intensification des activités du Collège par rapport  suite à l’arrivée des premiers revenus pétroliers

-          L’achat de véhicules de liaison et de service pour le personnel technique

 

Tableau 2: Budget du CCSRP en 2004

(en FCFA)

Nature des dépenses

Budget

Budget 2004 

Financement

 

2003

Financement Etat

GEEP

 

 

 

 

BUDGET DE FONCTIONNEMENT

 

 

 

 

 

 

 

INDEMNITES AUX MEMBRES DU CCSRP

37 800 000

58 200 000

 

 

 

 

 

Indemnité au Président du CCSRP: 650 000 * 12

 

7 800 000

 

Indemnité à la Vice-Pdte du CCSRP: 600 000 * 12

 

7 200 000

 

Indemnité au Rapporteur Général du CCSRP:600 000 * 12

 

7 200 000

 

Indemnité aux membres du CCSRP: 500 000 * 6 * 12

 

36 000 000

 

 

 

 

 

REMUNERATION DU PERSONNEL

 

 

 

 

 

 

 

REMUNERATION DES CADRES TECHNIQUES

 

 

 

 

 

 

 

Salaires du spécialiste des marchés publics: 600 000 * 1 * 12

 

 

7 200 000

Salaire du spécialiste de suivi budgetaire: 500 000 * 1 * 12

 

 

6 000 000

Salaire du Gestionnaire-Comtpable: 500 000 * 1 * 12

 

 

6 000 000

Salaire du responsable des Etudes: 400 000 * 1 * 12

 

 

4 800 000

Salaire de l'Economiste: 400 000 * 1 * 12

 

 

4 800 000

 

 

 

 

REMUNERATION DU PERSONNEL D'APPUI

7 320 000

10 290 000

 

 

 

 

 

Salaire de l'Assistant de Direction: 300 000 * 1 * 12

3 000 000

3 600 000

 

Salaire du Coursier: 77 000 * 1 * 12

840 000

924 000

 

Salaire des deux chauffeurs: 82 500 * 2 * 12

1 800 000

1 980 000

 

Salaire des deux gardiens: 77 000 * 2 *12

1 680 000

1 848 000

 

Salaire des trois chauffeurs à recruter:82 500 * 3 * 12

 

2 970 000

 

 

 

 

 

INDEMNITES DU PERSONNEL

1 620 000

4 680 000

 

 

 

 

 

Indemnités téléphone: 45 000 * 5 * 12

 

2 700 000

 

Indemnités de transport de l'Assisant de Direction: 15 000 * 12

180 000

180 000

 

Indemnités de transport des autres:10 000 * 7 *12

480 000

840 000

 

Indemnités de logement du personnel d'appui: 10 000 * 8 *12

960 000

960 000

 

 

 

 

 

CHARGES CONNEXES

2 415 000

1 252 500

 

 

 

 

 

Frais médicaux

1 500 000

0

 

Charges sociales (12,5%)

915 000

1 252 500

 

 

 

 

 

FONCTIONNEMENT

 

 

 

 

 

 

 

FOURNITURES DE BUREAU

2 000 000

7 622 000

 

 

 

 

 

Ramettes 80g, 4 étoiles, A4: 30 * 5000 * 12

 

1 800 000

 

Tonner

 

3 470 000

 

Disquettes-CD-ROM et autres

 

852 000

 

 

 

 

 

Autres diverses fournitures de bureau

 

1 500 000

 

 

 

 

 

CARBURANT ET ENTRETIEN

21 000 000

32 496 000

 

 

 

 

 

Carburant véhicules(6): 300l * 500 * 6 * 12

 

10 800 000

 

Carburant Moto(3): 70l * 500 * 3 * 12

 

1 260 000

 

Carburant groupe électrogène: 300l * 500 * 12

 

1 800 000

 

Carburant Mobylettes(4): 30l * 500 * 4 * 12

 

720 000

 

Entretien et lubrifiant véhicules(6): 150 000f * 6 * 12

 

10 800 000

 

Entretien et lubrifiant Moto: 45 000f * 3 * 12

 

1 620 000

 

Entretien Mobylettes(4): 15000f * 4 * 12

 

720 000

 

Entretien groupe électrogène: 75 000f * 12

 

900 000

 

Entretien bureaux: 75 000f * 12

 

900 000

 

Carburant aux membres du CCSRP:248 000f * 12

 

2 976 000

 

 

 

 

 

EAU ET ELECTRICITE

12 000 000

7 440 000

 

 

 

 

 

Electricité: 500 000f * 12

 

6 000 000

 

 Eau : 120 000f * 12

 

1 440 000

 

 

 

 

 

TELEPHONE-FAX-INTRENET

6 000 000

16 200 000

 

 

 

 

 

Téléphone fixe: 350 000f * 12

 

4 200 000

 

Téléphone portable

 

10 800 000

 

Internet:100 000f * 12

 

1 200 000

 

 

 

 

 

MISSION DE CONTRÔLE

45 000 000

80 000 000

 

 

 

 

 

ASSURANCES

10 052 793

34 974 280

 

 

 

 

 

Assurance véhicules, Moto et Mobylettes

 

26 593 574

 

Assurance des biens

 

1 587 086

 

Assurance Maladie des membres et du personnel

 

6 793 620

 

PUBLICATION DES RAPPORTS

5 000 000

7 500 000

 

 

 

 

 

FRAIS DE REPRESENTATION

3 000 000

5 000 000

 

 

 

 

 

FRAIS DE MISSIONS

0

30 000 000

 

 

 

 

 

FRAIS DIVERS

5 000 000

 

 

 

 

 

 

FORMATION ET VOYAGE D'ETUDES

60 000 000

80 000 000

 

 

 

 

 

Formation

 

50 000 000

 

 

 

 

 

Voyage d'études

 

30 000 000

 

 

 

 

 

DOCUMENTATION ET COMMUNICATION

30 000 000

150 000 000

 

 

 

 

 

Couverture médiatique

 

40 000 000

 

 

 

 

 

Achat des cassettes

 

 

 

Achat des cassettes DVCPRO 33 mn:20 * 22 000f

 

440 000

 

 

 

 

 

Achat des cassettes DVCPRO 66 mn:20 * 25 000f

 

500 000

 

Achat des cassettes DVCPRO 126mn: 5 * 75 000f

 

375 000

 

Achat des cassettes VHC: 50 * 3500f

 

175 000

 

 

 

 

 

Brochures et depliants

 

14 000 000

 

 

 

 

 

Impessions

 

 

 

Tea-shirt:10 000 * 3 000f

 

30 000 000

 

Casquettes:5 000 * 3000f

 

15 000 000

 

Autres gadgets

 

7 500 000

 

 

 

 

 

Jeux et concours

 

3 000 000

 

 

 

 

 

Prise en charge des journalistes:25 000F *3 *30

 

2 250 000

 

 

 

 

 

Autres équipements divers

 

36 760 000

 

 

 

 

 

AUDITS DES PROJETS

0

80 000 000

 

 

 

 

 

ASSISTANCE TECHNIQUE

70 000 000

7 500 000

 

 

 

 

 

BUDGET D'EQUIPEMENT

 

 

 

 

 

 

 

MATERIELS INFORMATIQUES

6 140 000

6 590 000

 

 

 

 

 

Micro-ordinateur portable(3):1 400 000f * 3

 

4 200 000

 

 

 

 

 

Graveur et lecteur zip : 10 * 100 000f

 

1 000 000

 

 

 

 

 

Onduleur

 

315 000

 

 

 

 

 

Stabilisateurs pour les ordinateurs: 5 * 215 000f

 

1 075 000

 

 

 

 

 

EQUIPEMENTS DIVERS

18 469 000

6 700 000

 

 

 

 

 

Tir-fort(2) :2 * 2 500 000

 

5 000 000

 

 

 

 

 

Turiaka(2): 2 * 850 000f

 

1 700 000

 

 

 

 

 

MOYEN ROULANT

30 100 000

41 800 000

 

 

 

 

 

Vehicule TOYOTA CORROLA(3): 3 * 12 600 000f

 

37 800 000

 

 

 

 

 

Mobylette MBKA(4): 4 * 1 000 000f

 

4 000 000

 

 

464 774 000

611 298 160

 

TOTAL GENERAL

 

 

 

 

I.                               ACTIVITES DU COLLEGE

                A-  Rencontres Collège/Partenaires en 2003

Plusieurs rencontres notamment sept (7) ont eu lieu entre le Bureau du Collège et les partenaires nationaux et internationaux au cours de cette année dont les principales sont les suivantes :

            Le 12 Avril 2003, une rencontre Collège de Contrôle et de Surveillance des Ressources Pétrolières/Banque Mondiale a été organisée lors du passage de Mme Christine RICHAUD, Economiste Principale de la Banque Mondiale pour le Tchad afin de voir l’évolution des activités du Collège, le niveau d’avancement dans l’élaboration du Manuel de Procédure ainsi que l’appui de la Banque Mondiale.

            Le 06 Octobre 2003, une réunion s’est tenue à la Présidente de la République  avec le  chef de l’Etat et le C.C.S.R.P  pendant laquelle il a été question de la production pétrolière et de l’utilisation es recettes.

 Le 10 Octobre 2003, Le Collège a pris part aux cérémonies de la fête du pétrole par    l’ouverture de la vanne à komé .

            Le 25 Octobre 2003, une séance de travail a regroupé autour du Président de la République, tous les Ministres des secteurs prioritaires et le C.C.S.R.P.

            L’objectif de cette réunion est de  lancer les réflexions sur la gestion des futurs revenus pétroliers et aussi encourager une collaboration CCSRP/Secteurs Prioritaires.

Le 09 Décembre 2003, une réunion avec la Représentante Résidente du FMI tenue dans les locaux de la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), des questions suivantes ont été débattues. Il s’agit entre autres, du renforcement de la collaboration entre le CCSRP et le FMI, de l’organisation du CCSRP en matière de contrôle et de suivi des dépenses des secteurs prioritaires, du fonctionnement , des principaux commentaires du CCSRP sur le Projet de Loi des Finances 2004, des besoins en équipements, ainsi que de l’organisation des séances de communication. 

 

Dans le cadre de la campagne autour du 1er baril organisée par la société civile, le 30 Octobre 2003, le Comité Pétrole Permanent de N’djamena  (CPPN), le groupe alternative et de monitoring Tchad/ Cameroun  (GRAMP/TC) a rencontré le Collège pour s’enquérir des informations sur le travail de l’Institution et voir dans quelles mesures un système de travail pourrait être mis en place avec ces groupes.

 

Une autre rencontre de travail a eu lieu, avec le Groupe International Consultatif (GIC), dans les locaux du Collège, le 18 Décembre 2003. Cette séance de travail a permis au GIC et au Collège d’échanger sur différents sujets d’intérêt commun. En plus d’une revue de la situation actuelle, le point a été fait sur l’évolution des problèmes et enjeux identifiés en mai 2003. Les discussions ont été centrées autour des points tels que :

 

-         l’arrivée du pétrole et l’anticipation des premiers revenus pétroliers ;

 

-         l’état de préparation du CCSRP en tant qu’instance de contrôle de la gestion des revenus pétroliers et les conditions  d’exécution de son mandat ;

 

-         la participation du CCSRP à l’élaboration du premier budget à l’ère pétrolière, le budget 2004 ;

 

-         la mise en œuvre du décret n°240/PR/MEF/03 portant organisation, fonctionnement et conditions du contrôle et de Surveillance du CCSRP ;

 

-         le Manuel de procédures du Collège : modifications apportées pour rendre conforme au décret n°240/PR/MEF/03 ;

 

-         la formation des membres du Collège ;

 

-         le traitement du reliquat du bonus pétrolier par le Collège ;

 

-         les commentaires sur le rapport du GIC de juin 2003 suite à sa cinquième visite statutaire au Tchad.

 

 

V.                 EXECUTION DU RELIQUAT DU BONUS PETROLIER

 

5. 1 Constat sur l’exécution du bonus pétrolier

 

En ce qui concerne l’exécution du reliquat du Bonus pétrolier, une mission du Collège constituée de son staff technique s’est rendue dans les différents Ministères et la situation se  résume comme suit :

 

1)  Secteur  des Travaux Publics (TP)

 

La dotation initiale, de 1.407 milliards de FCFA, était ventilée de la manière suivante : 1.278.195.665 FCFA pour des travaux d’entretien sur l’axe Pala-Kélo-Léré, 42.560.584 FCFA pour le contrôle de ces travaux. Le ministère des Travaux  Publics étaient le seul département pour lequel un premier règlement (235 millions de FCFA) a été effectué (en dehors des 100 millions de FCFA débloqués pour le Collège). Or, par la suite, les liquidations subséquentes du premier marché ont été réglées sur le bonus sans l’approbation du Collège.  Donc en réalité, le Collège a donné son accord que pour 235 millions de FCFA alors que les Travaux Publics avaient prélevé plus de 1 milliards de FCFA sans autorisation du Collège.

 

Le comportement affiché par le Ministre des Travaux publics en complicité avec le Trésor est de nature à ne pas favoriser la transparence et risque de mettre en péril la mission assignée au Collège. Le Collège a attiré l’attention du Ministre de l’Economie et des Finances sur le respect de toutes les procédures de gestion des revenus pétroliers. Aucune dépense ne doit être payée sans avis du Collège et il est important que tout le monde se conforme à ces dispositions.

 

Le ministère des travaux publics se propose maintenant de financer les travaux d’entretien de la route Abéché-Adré-Frontière Soudan pour un montant de 998.779.292 FCFA et le contrôle de ces travaux pour 25.840.000 FCFA. Il est également proposé l’achat de 20 motos pour les délégations provinciales pour un montant de 50.000.000 FCFA et 3 véhicules pour le reliquat. Le Collège n’a pas encore donné son accord pour ces derniers. Toute la ventilation proposée sera revue s’il s’avère que les travaux Pala-Kélo-Léré ont été effectivement réglés sur le bonus. En dehors du non-respect des règles que cela entraîne et que le Collège entend dénoncer dès sa confirmation, les Travaux Publics n’auront finalement qu’un reliquat de 86.243.751 F CFA au cas où les informations s’avéreraient vraies.

Il est à signaler  que les travaux publics ont déjà acquis 6 véhicules pour le suivi de la route Kélo-Pala-Léré et que l’achat des moyens roulants ne sera pas accordé par le collège avant l’amortissement des premiers.

 

2) ONASA (office nationale pour la sécurité alimentaire)

 

La dotation initiale est de 1 milliard de FCFA. Quinze marchés ont été attribués correspondants aux différents lots (3 pour les produits de traitement et douze  marchés pour l’achat de  céréales reparties en divers endroits du territoire national). Certains de ces marchés sont dans le circuit de signatures, d’autres sont restés bloqués au Ministère de l’Economie et des Finances. L’ONASA (office nationale de sécurité alimentaire) a indiqué que la procédure d’appel d’offre a donné lieu a de la surenchères au niveau des prix.

 

Par contre l’ONASA a demandé au SGG( secrétariat générale du gouvernement) l’annulation pure et simple de tous les marchés et la mise en place d’une nouvelle procédure d’achat , d’autant plus que les prix sont maintenant à la baisse. Il a été demandé à l’ONASA de soumettre les éléments explicatifs de cette procédure et d’examiner les pénalités éventuelles d’annulation de tous ces marchés.

 

Une commission interministérielle chargée de préparer et de contrôler les achats des céréales auprès des producteurs  a été mise en place par un arrêté signé conjointement par le Premier Ministre MOUSSA FAKI MAHAMAT et le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture Dr HOUDEÏNGAR DAVID NGARIMADEN en date du 11 Décembre 2003. Cette commission est composée  de :

 

-         deux (2) Représentants du Ministère de l’Agriculture ;

-         deux (2) Représentants du Ministère de l’Economie et des Finances ;

-         un    (1) Représentant du Ministère de l’Administration du Territoire ;

-         un    (1) Représentant du Ministère du Commerce et de l’Industrie;

-         trois (3) Représentant de l’ONASA ;

-         un    (1) Représentant du Secrétariat Général du Gouvernement.

 

 La présidence, la vice-présidence et le secrétariat de la commission sont assurés respectivement par le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de l’Economie et des Finances et l’ONASA.

Après  plusieurs discussions et échanges il a été arrêté la procédure d’achat direct auprès des producteurs ; le collège dans son programme de missions de contrôle se rendra dans les prochains jours dans les différentes localités  pour vérifier l’effectivité de ces achats de céréales et leur stockage  dans les magasins.

Secteur de l’ Action Sociale et de la Famille

Une dotation initiale est de 404 millions de FCFA a été  allouée au ministère de l’action sociale et de la famille et ventilée sur deux lignes budgétaires, à savoir l’achat des équipements pour les centres sociaux  pour un montant de 200 millions et la construction de deux centres sociaux à Doba et à Bahaï.

Concernant les équipements, 7 lots ont fait l’objet d’un appel d’offre, dont 3 ont été approuvés sur lequel  2 lots ont été livrés. Le Collège a demandé au Ministère le site de leur affectation  pour procéder à un contrôle sur le terrain. Ces dépenses ne sont pas encore réglées, un virement étant nécessaire pour que les dotations budgétaires soient positionnées sur la bonne ligne budgétaire afin de pouvoir être engagées. 

S’agissant des constructions, le Collège a demandé qu’un plan type de centre social soit établit comprenant la construction un jardin d’enfant avant tout lancement d’appel d’offre. Ces plans peuvent être alors adoptés pour l’ensemble du territoire national et leur coût déterminé avec plus de précision. 

4) Secteur de l’Hydraulique

Ce secteur a bénéficié d’une dotation 1,2 milliards pour le financement de 8 projets (voir détail dans le rapport annuel 2002 du Collège). L’état d’avancement de ces projets peut se résumer de la manière suivante :

(i) Construction et adduction d’eau potable à Abudeia.

L’avance de démarrage, d’un montant de 143.408.095 FCFA a été soumise au Trésor qui a demandé l’enregistrement du marché aux Domaines avant le règlement.

(ii) Construction et adduction d’eau potable à Doum Doum.

(iii) Réalisation de 12 Forages de reconnaissance à Ennedi.

Ce marché, d’un montant de 149.550.000 FCFA est dans le circuit de signature.

(iv) Réalisation de 5 puits dans le Kanem/Borkou.

Ce marché, d’un montant de 173.030.000 FCFA, sera mis dans le circuit de signature.

(v) Réhabilitation de 10 pompes manuelles à Yamodo (Gore).

Ce marché, d’un montant de 26.960.000 FCFA, a été approuvé le 16 juin 2003.  Cependant, le Ministère de l’Environnement a exprimé des réserves sur le bénéficiaire et envisage une demande d’annulation.

(vi) Aménagement d’un barrage à Kari Yari.

Ce projet n’a toujours pas connu d’avancement sensible. Le Ministère envisage le recrutement d’un bureau d’études afin d’établir un diagnostic à partir des relevés topographiques. Il sera alors proposé des travaux de rénovation de la digue qui pourrait permettre la mise en valeur des bas fonds et donc le relancement des activités agricoles dans la région. 

Un Dossier d’Appel d’Offres (DAO) est en voie de préparation et sera soumis au Collège pour observations et approbation.

(vii) Aménagement d’une station de pompage solaire ou  construction d’un barrage.

Ce projet est considéré comme problématique dans la mesure où les habitants réclament une station de pompage alors que d’autres personnes proposent  la construction d’un barrage. Le dossier a été transmis au Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) pour avis et suite à donner.

(viii) Achat de véhicules et autres équipements de contrôle.

Le Ministère voudrait acheter des véhicules et autres équipements de contrôle (GPS, émetteur récepteur et autres) afin de mieux suivre les projets en se rendant sur les sites. Initialement, un appel d’offre avait été lancé pour l’achat de véhicules et de matériel informatique mais le Collège avait alors exprimé de fortes réserves sur les prix pratiqués. Une fois la situation des autres projets clarifiée et le montant de l’enveloppe déterminé, le Collège envisage de faire une proposition au Ministère pour faire aboutir ce dossier le plus rapidement possible tout en respectant les réglementations en vigueur.

5) Secteur de l’ Elevage

Une enveloppe de 773 millions de FCFA a été alloué à ce Ministère pour la construction de 27 puits et la réhabilitation de 10 autres en divers endroits du territoire national. Suite à l’appel d’offre lancé (voir détails dans le Rapport Annuel 2002 du Collège), le montant du marché a été arrêté à 1.098.710.000 FCFA, la part du bonus étant de 773 millions et le reliquat provenant de l’IPPTE. Une demande d’avance de démarrage pour ce marché, d’un montant de 329.610.000 FCFA, a été soumise. 

Le reliquat de la dotation initiale (170.000.000 FCFA)a fait l’objet d’un second marché également pour la construction et la réhabilitation de puits. L’appel d’offre a été lancé le 22 septembre 2003 et l’ouverture des plis a eu lieu le 27 octobre 2003. La Sous Commission Technique prépare son rapport , dont copie devrait être  soumise au Collège

6) Secteur  de l’ Education

La dotation initiale était de 946 millions de FCFA pour la construction de salles de classe, l’extension des infrastructures scolaires et l’achat de pupitres et de matériels pédagogiques. Il convient de souligner que ce département connaît une situation confuse dans la mesure où l’achat  des fournitures s’est fait par bon de commande administratif (BCA)  été livrées et consommées  sans qu’aucun règlement ne soit intervenu. C’est ainsi que le Ministère a soumis au Collège des demandes de régularisation à hauteur de 355 millions de FCFA sous forme de deux marchés de 256.300.000 FCFA et de 98.700.000 FCFA respectivement. Le Collège n’a pas encore statué sur cette demande de régularisation.

Par ailleurs, s’agissant de constructions, quatre marchés ont été signés comme suit :

Construction salles de classe à Bol                  :           164.936.948 francs

Construction salles de classe à Biltine             :           135.249.282 francs

Construction salles de classe à Bahaï  :           76.027.740 francs

Construction salles de classe à Moundou        :           98.355.760 francs

Les trois premiers marchés sont présentement au MEF pour examen alors que le quatrième a été signé et les travaux sont en voie de finition.

Le dernier marché concerne également une demande de régularisation dans la mesure où, selon les dires du Ministère, les travaux ont déjà été exécutés. Il s’agit de  réfection au Lycée Technique et Commerciale de N’Djamena, pour un montant de 97.924.100 FCFA.

Le reliquat, d’un montant de 18.506.170 fera l’objet d’une demande en bonne et due forme au Collège pour l’achat de motocycles (9.256.170 FCFA) et des réfections à l’école des sourds (9.250.000 FCFA).

Le Collège doit examiner toutes ces requêtes et fera connaître sa position.

7) Secteur de la Santé

La dotation initiale  de 833 millions est repartie pour 3 projets, à savoir, la construction et la réhabilitation de 10 centres de santé, l’équipement de ces centres et l’acquisition de matériel froid pour le transport de vaccins.

L’exécution du marché de construction, repartis en divers lots et d’un montant de 650.488.639 FCFA (17.723.769 FCFA devant être devrait provenir d’une  autre source de financement) est relativement bien avancé et une avance de démarrage (46.082.215 FCFA) a déjà été réglée pour un de ces lots. Certaines de ces constructions sont déjà terminées mais aucun centre n’a encore été officiellement réceptionné.

Le marché des équipements, d’un montant de 99.516.130 FCFA, a été exécuté et donc livré au courant du mois de septembre. Ceux relatifs au matériel froid (d’un montant de 100.719.000 FCFA) le seront en novembre.

Le Collège a souligné au Ministère l’importance de l’informer à chaque réception d’équipements ou de construction quelconque. Le Collège se réserve le droit d’assister ou non à ces réceptions en tant qu’observateur. Mais conformément à ses prérogatives des missions d’inspection seront diligentées sur   les sites des projets. Il a été donc demandé au Ministère de la Santé de fournir une liste détaillée des équipements ainsi que leur lieu d’affectation .

8) Secteur de l’agriculture

Pour ce secteur une enveloppe de 407 millions de FCFA a été allouée et devait être utilisée pour l’achat de matériels agricoles (charrues, houes, charrettes et semoirs). Elle est repartie en deux lots, le premier marché s’élève à  189.805.000 FCFA et le second pour un montant de 175.289.700 FCFA. Une avance de démarrage pour le premier a été réglée et une partie du matériel livré mais non encore officiellement réceptionné.

Des problèmes ont surgi s’agissant du second marché. En effet, une confusion entre certificat d’origine et autorisation du fabricant a donné lieu à une interprétation différente entre l’attributaire et le Ministère ; ceci se traduira soit par la livraison de matériel belge (beaucoup plus chers) alors 487 millions  c’est à dire au dessus de  la dotation, soit camerounais, selon l’une ou l’autre version.. Si le Ministère  opte  pour le matériel belge, le nombre d’équipements sera alors forcement réduit. Plusieurs réunions ont eu lieu entre toutes les parties concernées pour  clarifier cette situation mais, sans succès jusqu'à présent. Le Collège attend donc l’aboutissement de ce dossier pour se prononcer.

3.2 Missions de contrôle sur quelques sites des projets financés sur le reliquat du bonus pétrolier.

Dans le cadre de sa mission de contrôle, le Collège a effectué des missions d’inspection et de contrôle sur les sites pour vérifier les réalisations des projets initiés par les Secteurs Prioritaires financées sur le reliquat du Bonus Pétrolier. Cette activité s’est déroulée durant le premier trimestre 2004 au titre des activités du Collège de l’année 2003, et a pour objet de faire une situation exacte sur le reliquat du Bonus Pétrolier afin de permettre au Collège de suivre l’évolution des recettes pétrolières. Ces missions ont été effectuées sur les sites suivants  Kélo, Pala, Léré, Moundou, au Ouaddaï à Biltine, Guéra et le Lac  dans le Kanem.

En ce qui concerne la mission du Sud, il s’agissait d’une part,  de voir  l’état d’avancement des travaux relatifs à la construction et à la surveillance de la route  Kélo - Pala-Léré - Frontière  Cameroun du marché N° 037/TPHU/DR/02 d’un montant de 1 278 195 665 FCFA attribué à l’Entreprise SNER et le marché N°43/TPT/DR/02 de surveillance d’un montant de 42 650 584 FCFA attribué  au bureau d’études INGETEC et d’autre part, le contrôle de la réception des 170 charrettes bovines destinées au Ministère de l’Agriculture pour le compte de l’ONDR (office nationale de développement rurale ) de la zone Soudanienne du marché N°001/MA/DG/DEPP/02 d’un montant de 189 805 000  ) FCFA attribué au Fournisseur ABOU-SIMBIL ,la construction  du ( ministère des travaux publics ) Lycée Technique Commercial de Moundou, marché d’un montant de 98 355 760 FCFA attribué à l’Entreprise ECGH  ( Ministère de l’éducation nationale ) et enfin, le centre de santé de Tchawan, marché N°41 d’un montant de 131 144 538 FCFA attribué à l’Entreprise ECRB  (Ministère de la santé ).

La mission du Ouaddaï consistait à aller voir les puits construits  pour le compte du ministère de l’élevage par rapport au marché N°001/ME/DG/03 d’un montant de 773 000 000 FCFA attribué à l’entreprise STH et d’autre part, la construction des centres de santé, marché N°40/MSP/DG/BCESPP/02, d’un montant de 270 056 224 FCFA attribué à l’entreprise ETCBMM, le marché N°39/MSP/DG/BCESPP/02 d’un montant de 249 287 877 FCFA attribué à l’entreprise SABBAR, le marché N°18/MEN/DG/DAPRO/02 d’un montant de 164 936 945 FCFA ainsi que le marché N°20/MEN/DG/DAPRO d’un montant de 76 027 740 attribués tous deux à l’entreprise ECGH pour la construction d’un CEG (collège d’enseignement général) à Abéché DDEN, la construction de 06 salles de classe et l’extension de l’école primaire de Bahaï DDEN.

L’équipe du Kanem est allée contrôler la construction des puits marché N°001/ME/SG/03 d’un montant de 773 000 000 FCFA attribué à l’entreprise STH et d’autre part la construction de 05 salles de classe et d’un laboratoire du Lycée de Bol pour le marché N°19/MEN/DG/DAPRO/02 d’un montant de 133 367 665 FCFA attribué à l’entreprise SABBAR.

Le tableau suivant résume les constats faits sur le terrain.

Vous trouverez également à l’annexe de ce document les tableaux récapitulatifs des engagements faits sur le reliquat du bonus pétrolier.

 

Date

Département

Sites

Marché notifié

Observations

18 au 19/04

Bol

Salles de classe et un laboratoire au lycée de Bol

N°19/MEN/DG/DAPRO/02

Travaux non exécutés

24/01/04

Moundou

Lycée technique commercial

N°21/MEN/DG/DAPRO/03

ECGM

Travaux exécutés

24/01/04

Kélo-Pala-Léré

Construction de la route

N°037/TPHU/DR/02

SNER

Travaux exécutés

24/01/04

Kélo-Pala-Léré

Surveillance de la route

N°43/TPT/DR/02

INGETEC

Travaux exécutés

20/02/04

Mao

Yogoum

N°001/ME/SG/03

STH

Travaux non exécutés

21/02/04

Mao

Koumbague

Travaux exécutés à 70%

21/02/04

Mao

Meli

Travaux exécutés à 85%

21/02/04

Michemire

Erikoutchigui

Travaux exécutés à 70%

21/02/04

Michemire

Hanga

Travaux exécutés à 70%

21/02/04

Mondo

Alhiloué

Travaux exécutés à 70%

22/02/04

Mondo

Koyourom

Travaux exécutés à 70%

22/02/04

Mondo

Meli

Travaux exécutés à 70%

22/02/04

Cheddra

Maraou

Travaux exécutés à 100%

22/02/04

Massakory

Karyari

Travaux exécutés à 100%

22/02/04

Massakory

Amtchoka

Travaux exécutés à 100%

03/03/04

Kobé

Troga(canton Douréne)

Puit inachevé

 

 

Martibé

Puit inachevé

 

 

Awali

Puit positif

03/03/04

Biltine

Zambane(canton Mimi-Hadjer)

Puit positif

 

 

Keledji Kebbir

Puit inachevé

 

 

Ouled Toma

Puit inachevé

01/03/04

 

Ouddi Ouaket

Puit inachevé

 

 

Nigaya

Puit inachevé

28/02/04

Guéra

Bolong

En cours d’exécution

05/03/04

Ouara

Abéché

N°40/MSPDG/BCESPP/02

ETCBMM

En cours d’exécution

 

 

Biéré(centre de santé)

En cours d’exécution

06/03/04

Assoungha

Kawa(centre de santé)

En cours d’exécution

 

Sila

Kerfi(centre de santé

En cours d’exécution

03/03/04

Kobé

Tiné(centre de santé)

En cours d’exécution

28/02/04

Dababa

Arboutchatak(centre de santé)

N°39/MSP/DG/BCESPP/02

SABBAR

Exécuté non receptionné

03/03/04

Ennedi

Bahaï

 

 en cours d’ exécution


 

Il faut noter que les puits inachevés ou travaux non exécutés à 100% signifie que les puits n’ont pas atteint le niveau prévu. Pour ce qui concerne les puits du Kanem, l’Entreprise a confirmé qu’elle continuerait les travaux jusqu’à atteindre la nappe d’eau dans les prochains jours.

OBSERVATIONS :

Pour le contrôle de la route, les travaux de rechargement sont d’un niveau acceptable sauf que le bureau d’étude INGETEC a connu un retard dans les délais d’exécution des travaux.

Les 170 charrettes bovines ont été effectivement livrées à l’office nationale de développement rurale (ONDR)  les 2 500 charrues seront livrées très prochainement.

Pour la construction du lycée technique commercial de Moundou, les travaux sont réceptionnés. Néanmoins, la mission a rendu visite à l’inspection de la Délégation Régionale de l’Education Nationale du Logone Occidental, au Proviseur du lycée technique, au Proviseur du lycée Adoum  Dallah mais aucun de ses responsables n’est au courant d’un  tel projet de construction. Toutefois il ressort de ces rencontres que la dernière réception provisoire des travaux du lycée technique remonte au 07 Août 2000 et concerne le marché N°009/PR/28/12/1999 sur le financement du fonds taïwanais exécuté par l’entreprise ECRB. Pour le lycée Adoum Dallah, la dernière réception définitive remonte au 06 Novembre 2001 et concerne les bâtiments du bloc administratif, des blocs pédagogiques et ceux du logement du personnel du lycée. Compte tenu de la situation, le Collège s’est rapproché du Ministère de l’Education Nationale pour des amples informations. Il en ressort qu’il ne s’agit pas de la construction d’un lycée technique commercial à Moundou mais le marché N° 21/MEN/DG/DAPRO concerne plutôt la construction des salles de classe dans une école  primaire. Une autre mission du Collège s’est rendue sur place et confirme l’existence de ces salles de classe mais reste sceptique quant au coût et à la qualité du travail. Un audit sera diligenté pour donner suite à cette incertitude.

Sur les douze puits visités dans le Ouaddaï, seuls deux sont positifs dans le canton Mimi Hadjer et le canton Douréne départements  de Kobé et Biltine).

La construction du CEG à Abéché a connu un retard dans l’exécution des travaux, toutefois l’entreprise en charge de la construction a déposé les matériaux  tel que le sable et le gravier.

Par contre les 06 salles de classe de l’école de bahaï n’ont pas été construites.

Le centre de santé de Arboutchatak a été construit sans forage. Cependant, le montant prévu pour la construction du forage qui est de 3 000 000 FCFA sera déduit du montant du marché.

Les centres de santé de Djagaraba, de Kawa, de Kerfi et de Bierré ont connu un début d’exécution avancé et sont tous au niveau de la charpente.  les onze puits prévus dans le Kanem, seul un puit  celui de yogoum  n’a pas été construit. Sept puits ont connu un début d’exécution très avancé et trois puits achevés.

N.B : Le Collège n’a pas eu l’opportunité de visiter tous les sites des projets financés sur le reliquat du bonus, toutefois dans la suite de l’inspection par rapport à l’achèvement des divers travaux, des missions sur les sites non visités seraient prévues et prises en compte dans le prochain rapport.

De ces constats, le Collège a mené des investigations pour déterminer les raisons de ces irrégularités qui sont entre autres :

-         le non paiement des avances de démarrage aux Entreprises ;

-         l’absence d’études géophysiques préalables pour déterminer la profondeur des puits ;

-         la sélection complaisante des Entreprises ;

-         le manque de suivi des Ministères prioritaires initiateurs des projets ;

-         l’absence d’informations aux autorités locales quant aux projets initiés et exécutés dans leur zone.

Un rapport complet de ces inspections a été déposé au Gouvernement et le Collège  attend attentivement la suite qui sera donnée aux différents manquements.

 

V.       CONCLUSIONS

Le soucis de satisfaire aux exigences de la transparence attendue par le peuple tchadien et les partenaires du Tchad a amené le Collège a consacré l’année 2003 au contrôle du reliquat du bonus pétrolier. L’année 2003 a été pour le Collège une année d’intenses activités.

Le Collège a consacré au cours de cette année 2003, une bonne partie de son temps à élaborer son Manuel de  Procédure qui sera validé au début de l’année 2004. Il a aussi établi beaucoup de contact qui lui ont permis de bénéficier de l’expérience de certains pays tels que la Norvège en ce qui concerne la gestion de leur fonds pétrolier.

Le contrôle de l’exécution du Bonus que le Collège entend clôturer à la fin de cette année 2003, est un prélude au véritable travail de contrôle qu’il doit entreprendre à partir de l’année 2004, de l’utilisation des revenus pétroliers.

Le Collège a apprécié la bonne  collaboration qui a prévalu entre le Ministère de l’Economie et des Finances, les administrations bénéficiaires du Bonus pour que l’utilisation du reliquat du Bonus se soit passé dans de bonnes conditions   .

 

 

ANNEXES

 

 

 

 

              

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